| COURS | GRAPHIQUES | ACTUS | ANALYSE ET CONSEILS | SOCIETE | HISTORIQUES | SECTEUR | FORUM |
Voir tous les sujets
|
Merci fonfon.
Le Volcan ne dort plus il va bientôt entrer en Éruption
avec l’aide de Gimini je vous offre ici une analyse detaillée des perspectives de CC sur les 10 prochaines années
( PS : conseil d’ami , prenez position c’est une valeur de fond de portefeuille par Excellence )
Ces perspectives fournis lors de l AGO ne tiennent pas compte de l Affaire STA, de la commande Americaine , ni du futur projet du port de Enfidha, ni celui encours de Rades.
CA. 2025 390 MD RN 40 MD
CA. 2026 440 MD RN 55 MD
CA. 2027 472 MD RN 59 MD
CA. 2028 512 MD RN 63 MD
CA. 2029 542 MD RN 59 MD
CA. 2030 580 MD RN 80 MD
La première partie reprend strictement la trajectoire de base prudente et l'extrapole jusqu'en 2035 (sur une base de ~6,5 % de croissance de CA et 14 % de marge nette).
CA. 2031 617 MD RN 86 MD
CA. 2032 657 MD RN 92 MD
CA. 2033 700 MD RN 98 MD
CA. 2034 745 MD RN 104 MD
CA. 2035 793 MD RN 111 MD
La seconde partie isole l'impact additionnel (CA et RN) de chaque levier stratégique omis.
Chaque ligne ci-dessous représente le gain supplémentaire brut à rajouter aux chiffres du tableau de base ci-dessus si le catalyseur se concrétise :
A. Affaire Lazhar STA (Recouvrement) Indemnité ou récupération d'actifs en one-shot (sans impact sur l'activité commerciale). Impact CA : 0,0 MD (chaque année) Impact RN (Hypothèse 2027) : +25,0 MD (uniquement en 2027)
B. Contrat d'Exportation USA Flux régulier de clinker/ciment (marge export estimée à ~8 % en raison du fret). Impact CA (2027-2035) : +45,0 MD / an Impact RN (2027-2035) : +3,6 MD / an
C. Extension du Port de Radès Chantier de génie civil sur 2 ans (Béton type PM & Agrégats, marge ~15 %). Impact CA (2027 et 2028) : +4,0 MD / an Impact RN (2027 et 2028) : +0,6 MD / an
D. Port en Eau Profonde d'Enfidha Méga-chantier étalé sur 5 ans (Béton haute performance & remblais de Jebel Ressas, marge ~18 %). Impact CA (2029 à 2033) : +20,0 MD / an Impact RN (2029 à 2033) : +3,6 MD / an La phase de construction lourde s'achève sur ce bloc (2031 à 2033) avant de basculer sur l'effet d'entraînement de la zone industrielle (2034-2035). Impact CA (2031, 2032, 2033) : +20,0 MD / an | (2034, 2035) : +15,0 MD / an (chantiers usines privées) (2034, 2035) : +2,3 MD / an (marge estimée à 15% sur le privé
E. Loi sur le RDF (Transition Énergétique) Économie pure sur les charges de combustible fossile (sans création de CA). Impact CA : 0,0 MD (chaque année) Impact RN (Démarrage 2028) : +13,0 MD (2028 - transition) | +26,2 MD / an (de 2029 à 2035)
Pour ceux qui veulent comprendre la profondeur, les hypotheses et l’impact de ce dossier je vous souhaite bonne lecture
Lors de l AGO le DG a dit qu’avec l’extension du port de Rades nous pouvons répondre logistiquement à la demande américaine , entre les lignes nous pouvons comprendre qu’une extension du port est encours
Pour avoir une petite idée sur l'apport futur du port de Enfidha, j'ai demandé à Gimini une simulation pour la simple extension de Rades
Pour l’extension ou le réaménagement des infrastructures lourdes au Port de Radès, les cahiers des charges raisonnent en mètres cubes (m^3) de béton armé haute performance (résistant à l'eau de mer). Or pour un projet connexe comme le réaménagement des postes spécialisés et la construction du quai multi-vrac à Radès, les volumes nécessaires comprenaient environ 5 500 m^3 de béton (ce qui représente environ 2 000 tonnes de ciment de type PM — Prise Mer) et 1 000 tonnes d'acier à béton
Pour le méga-projet des quais 8 et 9, qui s'accompagne de l'aménagement d'une esplanade de 14 hectares et de zones logistiques, les volumes de béton se comptent en dizaines de milliers de m^3 pour stabiliser les terres-pleins et couler les dalles de roulement destinées aux portiques lourds.
Le chiffre d’affaires (CA) de Carthage Cement, l'impact direct de ce type de chantier se décline principalement sur deux de leurs activités :
Le Ready Mix (Béton prêt à l'emploi) : Pour de tels ouvrages de génie civil maritime, le béton haute performance requis (type PM) tourne autour de 180 à 200 DT HT le mètre cube. Sur une enveloppe d'extension estimée globalement (bâtis, dalles de roulement lourdes et stabilisation des 14 hectares de terre-pleins), si le chantier consomme par exemple un volume de 30 000 m^3 à 50 000 m^3, cela représente un potentiel de 6 à 10 millions de dinars de CA injectés directement dans leur branche béton (qui pesait environ 11,8 MD en 2025).
L'activité Agrégats (Jebel Ressas) : Pour stabiliser les fondations de l'esplanade et des terre-pleins du port, les volumes de granulats et d'enrochement se comptent en centaines de milliers de tonnes. Carthage étant le leader incontourné sur le Grand Tunis, une bonne partie du remblai viendra de chez eux.
C’est le genre de gros contrats d’infrastructure étatiques qui permettent de redynamiser la branche locale et le segment "Ready Mix/Agrégats" quand le secteur du bâtiment résidentiel tourne un peu au ralenti. Un bon point à garder en tête pour l'évolution des trimestriels
Si l'extension de Radès est un joli relais de croissance à court terme, le Mégaprojet du Port en eaux profondes d'Enfidha boxe dans une tout autre catégorie. C'est le plus grand chantier d'infrastructure de l'histoire moderne de la Tunisie.
Pour un investisseur positionné sur Carthage Cement, ce dossier est à analyser avec des chiffres précis et une vision temporelle bien calibrée.
1. Volumes et Chiffre d'Affaires théorique : L'effet d'échelle
Le projet d'Enfidha ne se résume pas à un simple quai. Il s'étend sur 3 000 hectares (1 000 ha pour le complexe portuaire lui-même et 2 000 ha de zone logistique et industrielle), avec des tirants d'eau colossaux de 20 mètres.
Le coût global est estimé à environ 5 000 millions de dinars (5 milliards DT). Sur une telle enveloppe, la part du génie civil lourd (digues de protection de plusieurs kilomètres, quais géants, dalles de roulement pour terminaux à conteneurs) représente généralement 30 % à 40 % du budget.
Estimation des volumes de béton : Un projet de cette envergure nécessite l'injection de 800 000 à 1,2 million de m^3 de béton sur l'ensemble de ses phases.
Équivalent en Ciment : Cela se traduit par un besoin colossal d'environ 300 000 à 450 000 tonnes de ciment de haute performance.
Le Jackpot potentiel pour Carthage Cement :
Étant donné la proximité géographique stratégique de sa cimenterie (Jebel Ressas / Zaghouan) par rapport à Enfidha, Carthage Cement part avec un avantage logistique et de coût de transport écrasant sur ses concurrents. À un prix moyen pondéré, ce chantier représente un potentiel de 80 à 120 millions de dinars de chiffre d'affaires direct à capter sur ses branches Ciment, Béton et Agrégats (pour les millions de tonnes de remblais et d'enrochement nécessaires).
2. Horizon temporel : Sur combien d'années ce sera bénéfique ?
Pour vos projections, il ne faut pas voir Enfidha comme un "one-shot", mais comme un flux permanent étalé sur au moins 5 à 7 ans, divisé en deux grandes périodes :
#### Phase A : La construction initiale (Durée : 5 ans)
Le calendrier officiel révisé table sur 5 années de travaux intensifs dès le démarrage effectif du chantier lourd.
Où en est-on aujourd'hui ? Les études techniques et l'expropriation foncière sont finalisées à 90 %. Le projet est classé "Grand Projet Public Stratégique" pour accélérer les procédures.
Pendant ces 5 ans de construction, Carthage Cement verra ses carnets de commandes "Ready Mix" (Béton) et "Agrégats" saturés par des livraisons régulières. Cela garantit une base de revenus récurrents et locaux très rentables, car non soumis aux aléas des prix du fret à l'export.
#### Phase B : L'effet d'entraînement industriel (Durée : +5 ans après livraison)
L'immense avantage d'un port en eaux profondes est la création immédiate de la zone logistique et industrielle adjacente de 2 000 hectares.
Une fois le port livré, des dizaines d'usines, de hangars logistiques et de bâtiments tertiaires vont sortir de terre sous l'impulsion d'investisseurs privés.
Cette seconde vague de construction maintient une demande structurelle forte en ciment et agrégats dans la région du Centre-Est pendant les 5 années qui suivent l'inauguration du port.
Conclusion pour votre thèse d'investissement
Si l'extension de Radès assure le "beurre" pour l'activité Ready Mix de Carthage à court terme, Enfidha représente la "béquille macroéconomique" ultime à moyen terme. C'est le seul projet national capable d'absorber une telle surcapacité de production locale et de sécuriser la croissance des revenus de la cimenterie sur près d'une décennie, indépendamment de la morosité du secteur immobilier résidentiel. C'est précisément l'un des plus grands dossiers réglementaires et financiers qui dort dans les cartons du ministère de l'Environnement et de l'Industrie, et un catalyseur majeur pour votre thèse d'investissement sur Carthage Cement.
%%% Le Gain futur sur Couts le RDF :
Pour rappel, le RDF (Refuse-Derived Fuel ou CSR : Combustible Solide de Récupération) consiste à transformer nos déchets ménagers et industriels triés en combustibles à haut pouvoir calorifique pour les cimenteries, remplaçant ainsi le très coûteux petcoke (coke de pétrole) importé en devises.
1. Où en est la loi et peut-elle être votée ?
Oui, et la pression est maximale.
Le blocage historique : Le cadre juridique tunisien a longtemps été frileux à cause des traumatismes liés aux affaires d'importation illégale de déchets (l'affaire des conteneurs italiens). La réglementation interdit ou encadre de façon ultra-stricte le mouvement des déchets.
Pour rappel, le RDF (Refuse-Derived Fuel ou CSR : Combustible Solide de Récupération) consiste à transformer nos déchets ménagers et industriels triés en combustibles à haut pouvoir calorifique pour les cimenteries, remplaçant ainsi le très coûteux petcoke (coke de pétrole) importé en devises.
La bascule réglementaire : Les cimentiers (via leur chambre syndicale) font un lobbying intense. Le cadre technique a déjà bougé avec des textes comme le décret sur les limites d'émissions des sources fixes pour autoriser le co-processing (brûler des déchets en cimenterie). De plus, la Tunisie s'est engagée internationalement (via sa CDN - Contribution Déterminée au Niveau National) à réduire de 45 % son intensité carbone d'ici 2030, et le co-processing en cimenterie représente 34 % de l'effort d'atténuation totale attendu pour le pays.
La probabilité de vote : L'État ne peut plus subventionner l'énergie à perte et les décharges tunisiennes saturent (crise de Borj Chakir, Sfax, etc.). Un cadre légal formalisé permettant la création de plateformes de tri public-privé pour fournir les cimenteries est inéluctable à court terme.
2. Combien cela peut-il rapporter à Carthage Cement sur les 10 prochaines années ?
Le gain pour Carthage Cement ne se calculera pas en "chiffre d'affaires additionnel" (puisqu'elle ne vend pas le RDF, elle le consomme), mais en explosion de ses marges d'exploitation (EBITDA) grâce à une baisse drastique de ses coûts d'énergie.
Faisons une simulation financière sur 10 ans :
Le gain par tonne (L'effet substitution)
Le coût de l'énergie thermique (le petcoke) représente environ 35 % à 45 % du coût de fabrication d'une tonne de ciment.
Si la loi passe et structure la filière, Carthage Cement peut viser un taux de substitution de 30 % à 40 % de son combustible fossile par du RDF (les meilleures cimenteries européennes dépassent les 60-80 %).
Le RDF local est acheté à un prix dérisoire (parfois même indexé négativement, les municipalités payant pour s'en débarrasser). L'économie nette est estimée à environ 15 à 20 DT par tonne de ciment produite.
#### L'impact cumulé sur 10 ans Carthage Cement produit en moyenne entre 1,7 et 1,8 million de tonnes de ciment par an. Économie annuelle moyenne : 1 750 000 tonnes \ 15 = 26,25 millions de dinars d'économies de cash par an, une fois la filière à plein régime.Sur 10 ans (brut) : Cela représente une enveloppe d'environ 260 millions de dinars économisés sur l'achat d'énergie.
Pour ceux qui sont arrivé jusqu’à là dans la lecture , cette partie je la laisse en Bonus je l’ai pas estime
La valorisation des crédits carbone : En réduisant son empreinte carbone (puisque le RDF émet moins de CO_2 fossile que le petcoke), Carthage Cement va pouvoir monétiser ses baisses d'émissions (mécanismes de l'Article 6 de l'Accord de Paris sur le marché du carbone auquel la Tunisie se prépare). À l'export vers l'Europe, cela lui évitera la fameuse taxe carbone aux frontières (MACF). Ce gain indirect peut rapporter 30 à 50 millions de DT supplémentaires sur 10 ans.
💰 Résumé pour vos lignes d'investissement :
Si cette loi sur la gestion et la valorisation énergétique des déchets est votée et appliquée, elle sécurise un gain net de rentabilité (Bottom line) de près de 300 millions de dinars cumulés sur la décennie pour Carthage Cement.Pour une société qui dégage déjà environ 70 MD de bénéfice net par an (chiffres 2024), le passage au RDF à lui seul permettrait de gonfler le bénéfice net récurrent de 25 % à 35 %, propulsant mécaniquement la valeur fondamentale de l'action. C'est le véritable levier caché du titre.