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Pétrole : Le Sahara Blend algérien frôle les 120 dollars le baril

Le brut algérien s'est vendu à près de 120 dollars le baril en septembre, gagnant plus de 24 dollars en un mois, pour se hisser parmi les références pétrolières les plus chères.

 

 

 

Le pétrole algérien a fortement progressé en septembre. Le Sahara Blend s'est établi à une moyenne de 118,49 dollars le baril, en hausse de 25,6 % sur un mois, selon le dernier rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

En un mois, le brut algérien a ainsi gagné plus de 24 dollars le baril. La hausse se poursuit après celle enregistrée en juillet, lorsque son prix moyen s'établissait à 83,79 dollars.

À près de 120 dollars le baril, le Sahara Blend profite de la hausse générale des prix pétroliers. Le panier de référence de l'OPEP a lui aussi progressé, passant de 86,44 dollars en août à 110,59 dollars en septembre. Sa hausse, de près de 28 %, dépasse légèrement celle du brut algérien.

Le brut algérien en tête des références arabes

Avec une moyenne de 118,49 dollars le baril, le Sahara Blend a devancé plusieurs références pétrolières arabes en septembre. Le brut libyen Es Sider s'est établi à 117,49 dollars, devant le Murban des Émirats arabes unis, à 115,39 dollars. L'Arab Light saoudien a, pour sa part, atteint 109,02 dollars le baril.

 

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Le pétrole algérien ne constitue toutefois pas le brut le plus cher de l'ensemble du panier de l'OPEP. Le nigérian Bonny Light l'a légèrement devancé, avec une moyenne de 118,95 dollars le baril.

Les écarts de prix entre les différentes références tiennent notamment à leurs caractéristiques, dont la densité et la teneur en soufre, ainsi qu'aux conditions du marché et aux besoins des raffineries.

Des prix élevés, mais quel effet sur les recettes algériennes ?

La progression du Sahara Blend peut soutenir la valorisation du pétrole commercialisé par l'Algérie. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de mesurer l'évolution des recettes pétrolières du pays.

Celles-ci dépendent également des volumes produits et exportés, des coûts d'exploitation et des conditions de vente. Pour évaluer le gain financier réellement réalisé par l'Algérie, il faudra donc rapprocher l'évolution des prix des prochaines données sur la production, les exportations et les recettes des hydrocarbures.

Le prix de 118,49 dollars correspond à une moyenne pour le mois de septembre, et non au cours du pétrole algérien au 16 octobre.

Jihen Mkehli

 

Publié le 16/10/26 11:05

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