ilboursa arabic version ilboursa

Les cours du pétrole au plus haut depuis fin juillet

La reprise des frappes entre les États-Unis et l'Iran fait grimper les cours à leur plus haut niveau depuis fin juillet, alors que les investisseurs redoutent une perturbation des flux pétroliers au Moyen-Orient.

 

 

Après plusieurs semaines d'accalmie, les nouvelles frappes américaines contre des cibles iraniennes, suivies de la riposte de Téhéran, ont fait ressurgir les craintes concernant l'approvisionnement mondial en pétrole, poussant les cours à leurs plus hauts niveaux depuis fin juillet.

Dans la nuit du 1er septembre, le Brent a bondi de plus de 4 dollars pour atteindre 94,65 dollars le baril, tandis que le WTI a progressé de 5,2% à 90,22 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 23 juillet.

Les deux références ont poursuivi leur hausse mercredi matin. Le Brent évoluait autour de 95,7 dollars, tandis que le WTI dépassait 90,8 dollars.

Ormuz redevient le principal risque

Derrière cette remontée des prix, les marchés surveillent surtout le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. La reprise des hostilités fait craindre de nouvelles perturbations du trafic maritime et, par conséquent, une réduction des volumes disponibles sur le marché international.

Les inquiétudes ne portent donc pas uniquement sur les installations pétrolières directement visées par les frappes. Elles concernent également les conditions de transport du brut et des produits raffinés dans le Golfe, alors que les précédentes tensions avaient déjà conduit plusieurs armateurs et opérateurs à revoir leurs mouvements dans la zone.

La menace iranienne de limiter davantage les mouvements à travers Ormuz constitue ainsi un facteur de risque majeur pour le marché. Toute perturbation durable de cette voie maritime pourrait rapidement se traduire par une prime géopolitique plus importante sur les cours.

Le marché avait déjà intégré une partie du risque

La nouvelle flambée intervient toutefois sur un marché qui avait déjà largement intégré le risque lié au conflit américano-iranien. Fin août, les cours évoluent déjà à des niveaux élevés, le Brent ayant dépassé 93 dollars le 20 août, avant de reculer à la faveur des espoirs de désescalade et de discussions diplomatiques.

La reprise des frappes a donc inversé cette tendance. Pour les investisseurs, la question n'est plus seulement de savoir si le conflit peut perturber les exportations d'hydrocarbures, mais surtout combien de temps ces perturbations pourraient durer.

Les opérateurs cherchent à intégrer dans les cours un scénario de risque sur l'offre avant même qu'une pénurie physique ne soit constatée. La question centrale pour le marché est désormais celle de la durée et de l'ampleur de la perturbation de l'offre.

Jihen Mkehli

 

Publié le 02/09/26 07:38

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

ZlRQW_aK8AMMLv55Y2P-LFQdLBIr8wV8O9mr-D1q9eg False