
Par Sofiène WERIEMI
Expert-comptable - Associé Consilium Ex Co
Nouvelle mesure qui entrera en vigueur à compter du 1er Novembre 2026. La BCT vient de publier sa circulaire numéro 2026-11 du 9 Octobre 2026 afin de porter le taux des réserves obligataires sur les comptes à vue et les autres sommes dues à la clientèle de 1% à 3% à compter du 1er Novembre 2026.
Il est à rappeler que conformément aux dispositions de l'article 10 de la circulaire de la BCT numéro 2017-02 relative à la Mise en œuvre de la politique monétaire par la Banque Centrale de Tunisie, les banques sont assujetties à l'obligation de constitution de réserves obligatoires sous forme de dépôts auprès de la Banque Centrale de Tunisie.
Le système de réserves obligatoires vise essentiellement à stabiliser les taux du marché monétaire grâce au mécanisme de constitution en moyenne et à créer ou accentuer le besoin en monnaie centrale afin de permettre à la Banque Centrale de Tunisie d'intervenir efficacement comme régulateur de liquidité.
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Le montant de la réserve obligatoire est déterminé par l'application à l'assiette constituée par les dépôts en dinar tunisien de la grille des taux figurant à l'annexe II.3 du Manuel des opérations de politique monétaire objet de l'annexe II de la circulaire 2017-02.
C'est cette annexe II.3 qui vient d'être modifiée par la circulaire 2026-11 pour porter le taux applicable aux comptes à vue et les autres sommes dues à la clientèle de 1% à 3%.
Bien qu'aucune communication officielle n'ait accompagné la publication de la nouvelle circulaire et la mise en place de la nouvelle mesure, l'objectif semble être de ralentir davantage la croissance des crédits.
C'est la conclusion à laquelle a abouti une étude récente publiée par la Bank for International Settlements (BIS Working Papers No 1182 intitulé "Reserve requirements as a financial stability instrument") : Un resserrement des Réserves Obligatoires réduit l'amplitude du cycle du crédit.
Cela diminue la fréquence et l'intensité des épisodes de tensions financières, mais au prix d'un ralentissement de la croissance du crédit et de l'activité économique générale.
Publié le 14/10/26 09:07




