En 2024, la Tunisie ne comptait que 413 visas délivrés pour les États-Unis. Avec le retour de l'administration Trump et les nouvelles restrictions sur les visas pour les étrangers, les chiffres pour 2025 risquent d'être encore plus faibles.
Selon les données du Département d'État américain, relayées par CNN, environ 612.000 visas d'immigration ont été délivrés pour les États-Unis en 2024, soit le nombre total de visas accordés avant l'arrivée au pouvoir de l'administration Trump.
Ces visas permettent à leurs titulaires de résider et travailler de manière permanente aux États-Unis, et sont attribués sur la base de liens familiaux, d'opportunités d'emploi, de l'asile ou dans le cadre du Programme de visas pour la diversité.
Toutefois, la situation a radicalement changé avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Dès ses premiers mois de mandat, son administration a durci les conditions d'obtention des visas pour étudiants et travailleurs étrangers, augmenté les frais pour les professionnels H‑1B, et mis en place une surveillance sévère des candidats sur les réseaux sociaux.
Tunisie : un accès limité aux visas américains
Pour la Tunisie, sur les 612.000 visas d'immigration délivrés en 2024, seulement 413 ont été octroyés à des Tunisiens, un chiffre très faible qui s'explique par la taille limitée du programme et par la concurrence avec d'autres pays pour l'accès aux visas basés sur l'emploi, la famille ou la diversité.
Dans le reste du Maghreb, le Maroc arrive en tête avec 4.687 visas, suivi de l'Algérie avec 3.452 visas. Après la Tunisie, viennent la Libye avec 360 visas et la Mauritanie avec seulement 128 visas.
Dans le monde arabe, le Yémen est le pays ayant reçu le plus grand nombre de visas d'immigration américains en 2024, avec 6.499 visas, suivi de l'Égypte (6.190 visas) et de la Jordanie (4.760 visas). Ensuite, le Maroc se classe quatrième dans le monde arabe, devant le Liban (3.881 visas).
Il est à noter que tous ces chiffres concernent l'année 2024, avant le retour de l'administration Trump et les nouvelles mesures restrictives sur les visas, ce qui signifie que les chiffres pour 2025 pourraient être plus faibles.
Jihen Mkehli
Publié le 23/10/25 12:55




