arabic version ilboursa
bourse tunis

La Supply Chain, l’un des rouages les plus éminents du fonctionnement de BONTAZ Tunisie

Équipementier automobile et leader mondial des systèmes hydrauliques, le groupe BONTAZ traite avec les plus grands constructeurs automobiles allant du groupe Daimler et Ferrari au groupe PSA et à l'alliance Renault-Nissan. Les sites du groupe BONTAZ sont présents dans le monde entier à travers cinq filiales présentes sur les cinq continents.

Implantée en Tunisie depuis fin 2007, la filiale tunisienne totalement exportatrice du groupe vient de mener à terme un projet d'extension d'une superficie totale de 9.662 m² dont 6.400 m² couverts. Malgré une vision trouble en raison d'une crise sanitaire mondiale, le groupe a maintenu ses investissements en Tunisie en allouant près de 7 millions d'euros à l'expansion des bâtiments et 3 millions d'euros pour les machines. Le coût d'investissement pourrait même atteindre 20 millions d'euros d'ici 2023.

Les chiffres clés de BONTAZ Tunisie 

Derrière les chiffres de cette filiale totalement exportatrice, l'équipe de la chaîne d'approvisionnement ou la Supply Chain, est l'un des rouages les plus éminents du fonctionnement de BONTAZ Tunisie. Son gestionnaire, M. Ghassen Jemli, souligne que la société dispose d'un stockage, une entrée sortie, de 2.200 palettes. " Avec la nouvelle extension nous espérons croître en termes de logistique, en doublant notre flux qui va battre plein pot en 2022 ".

En 2019, la société a expédié 52 millions de gicleurs, produits par la filiale tunisienne de BONTAZ. C'est-à-dire qu'en moyenne, chaque voiture contient quatre gicleurs, c'est-à-dire que BONTAZ Tunisie a équipé 13 millions de voitures. " En 2020, nous avons vendu 40 millions de gicleurs puisque nous avons été très impactés entre avril et septembre. Mais le quatrième trimestre a observé une reprise agressive avec un volume plus important que d'habitude. Nous avons eu un pic après la première grande vague de contamination ".

M. Ghassen Jemli qui occupe une double fonction, à savoir Supply Chain Manager et responsable du pôle digital Supply Chain, explique que ce pôle digital a permis à la société de digitaliser l'activité Supply Chain mais aussi une partie de l'entreprise puisqu'il a permis d'identifier, de créer et d'accompagner des compétences faisant partie des équipes de la société. Par exemple, un planificateur peut avoir une compétence en Android, ou un approvisionneur qui a une compétence dans les tableurs ou dans les applications de marché.

M. Jemli gère une équipe de 9 cadres administratifs et de 22 cadres opérationnels. " Nous sommes une pépinière de stagiaires capable d'absorber une éventuelle augmentation puisque les nouveaux enjeux en Supply Chain nécessitent plus de ressources humaines. De plus, le monde subit aujourd'hui une importante pénurie de matières dans l'acier, dans le plastique, qui complique le travail du Supply Chain ".

Les objectifs de BONTAZ Tunisie sur le court terme

La société envisage de déposer sa candidature pour obtenir la certification d'Opérateur Économique Agréé (OEA) délivrée par l'Administration des Douanes. " Nous sommes éligibles, mais nous prenons très au sérieux ce statut particulier étant donné la matérialisation de la confiance de l'État et la transparence avec la douane. Actuellement, nous en sommes à la partie de la formation. Nous voulons que nos équipes soient formées pour qu'elles soient prêtes au moment de l'obtention de la certification OEA ".

Néanmoins, il ne s'agit pas de l'unique objectif de la société car ses dirigeants veulent maintenir cette certification. En effet, le quotidien du département de la Supply Chain est triptyque. Il y a la voie du fournisseur, celle du client et celle des flux internes. Il y a trois Team Leaders, chacun dispose d'une équipe qui réalise une veille à travers une communication au quotidien avec les fournisseurs, qui suivent les actions et qui gèrent les opérations, explique M. Jemli.

Le rôle de l'équipe dans l'obtention de la certification est de premier plan parce que ce sont ses membres qui traitent directement avec la douane et les douaniers. " Elle devra rendre les opérations les plus fluides et les plus transparentes, les plus maîtrisées possible. De cette manière, nous serons prêts à la certification ", a-t-il ajouté.

Les critères d'éligibilité dont dispose BONTAZ Tunisie

D'après M. Ghassen Jemli, la société a l'intention de déposer le dossier pour l'obtention de la certification OEA au mois d'octobre prochain. " Nous en sommes à l'étape de la formation des équipes sur les procédures douanières, de la maîtrise optimale des process et nous sommes dans la phase de la digitalisation du process ".

Et d'ajouter que la société a l'ambition de concevoir un outil innovant qui n'existe pas en Tunisie. Il fournira un suivi en temps réel du transit afin d'assurer la transparence et la traçabilité. " En somme, nous voulons digitaliser toute la gestion documentaire ".

A cela s'ajoute le fait que BONTAZ Tunisie est un site très sécurisé où les procédures des entrées-sorties sont strictes, et ceci bien avant sa volonté d'obtenir la certification OEA. En voulant obtenir cet agrément, la société a renforcé son système à travers des consultants en sécurité. " Le site est vraiment maîtrisé en matière de sûreté. La certification nous permettra de disposer tous les avantages que l'État offre. Généralement, il est question de packages et pas seulement d'un simple papier. Nous pourrons bénéficier de la rapidité des opérations, davantage de flexibilité en cas d'urgence et nous serons priorisés ".

La Tunisie, une place de choix pour le groupe BONTAZ

La société a des clients aux États-Unis, au Mexique et en Corée du Sud, qui ont la même interrogation. La plupart d'entre eux ne connaissent pas la Tunisie, mais lorsque la société donne les conditions logistiques nationales, ils se croiraient en Europe. " Le pays est au pied de l'Europe, c'est-à-dire que la proximité et le positionnement sont assurés ".

A cela s'ajoutent les compétences de la main-d'œuvre directe et indirecte d'une Tunisie ouverte d'esprit. C'est-à-dire que le Tunisien se tient continuellement à jour des nouveaux enjeux et de la technologie ce qui rend sa formation plus facile. " Généralement la main d'œuvre tunisienne ne trouve pas de difficulté à s'intégrer dans une culture d'un groupe étranger. C'est sa force ", conclut M. Ghassen Jemli.

Mariem Ben Yahia

Publié le 03/05/2021 10:33:44

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE
Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.