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Le gouvernement veut parachever la libéralisation des relations financ

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Posté le 06/05/2021 13:08:05
Comme quoi ils sont en train de trouver des solutions...
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Posté le 06/05/2021 11:59:22
exactement !! que du bla bla avec aucun livrable dans le concret !
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Posté le 06/05/2021 12:52:20
Du charabia, de la masturbation d'esprit pour ne rien dire et rien faire in fine.
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Posté le 06/05/2021 12:52:20

D'après le document relatif aux réformes à mettre en œuvre dans le cadre du nouveau programme avec le FMI, le gouvernement tunisien estime que le parachèvement de la libéralisation extérieure de l'économie tunisienne ressort aujourd'hui " comme un levier déterminant pour recouvrer la croissance ".

En effet, et dans le contexte actuel de post-transition et de crise Covid-19 caractérisé par une pénurie de l'épargne nationale, le gouvernement se dit persuadé que le parachèvement de libéralisation des relations financières avec l'extérieur pourrait contribuer fortement au renforcement des flux de capitaux nécessaires au financement des réformes et l'investissement.

Cependant, autant le processus de déréglementation des changes est opportun, autant il doit être graduel et ne peut pas se substituer aux politiques macroéconomiques d'ajustement, notamment en présence de fondamentaux dégradés, lit-on dans le document du gouvernement. Et de préciser que les bienfaits attendus de la libéralisation financière externe ne sont pas automatiques et sont conditionnés par le niveau de développement financier, la stabilité du cadre macro-économique et la qualité des institutions et ce, tout en tenant compte des nouvelles interdépendances financières internationales révélées, notamment, par l'après-crise financière mondiale.

Au-delà̀ de l'accompagnement macro-économique et macro-financier de la libéralisation financière, se pose aussi la question du gradualisme, c'est-à-dire des étapes à suivre et des conditions à respecter dans un tel processus de libéralisation. " Cela suppose une mise en œuvre coordonnée des mesures de libéralisation du compte de capital et des réformes rendues nécessaires au sein du système financier, couplée avec un agenda dans le choix des divers types de flux de capitaux, conduisant à un phasage du processus de libéralisation en fonction des risques macro-économiques et macro-financiers adossés à chacun d'entre eux ".

Étant donné la complexité de l'œuvre, mais aussi la détermination du gouvernement à parachever la libéralisation des relations financières avec l'extérieur selon une démarche cohérente et ordonnée, jalonnée par tous les garde-fous nécessaires, le gouvernement estime que le nouveau programme avec le FMI offre un cadre approprié pour parachever la libéralisation extérieure de l'économie tunisienne et de s'assurer d'un soutien financier ciblé de la part du Fonds pour accompagner les séquences de libéralisation les plus délicates, notamment celles portant sur le compte capital vu les risques qu'elles peuvent occasionner sur la stabilité des changes et les réserves en devises.

Cadre efficient de surveillance macroprudentielle

Toujours d'après le document préparé par le gouvernement, la libéralisation des flux de capitaux exige une intégration de ses effets potentiels dans le cadre d'un " policy mix " élargi qui conjugue la politique monétaire et la politique macroprudentielle.

En effet, au-delà du suivi individuel des établissements de crédit, à partir d'agrégats microéconomiques, la Banque Centrale de Tunisie (BCT) devrait mettre aussi l'accent sur le risque d'exposition commune du système bancaire à des chocs macroéconomiques (approche macroprudentielle) affectant en particulier la croissance économique, la volatilité de l'inflation, le taux d'intérêt et le taux de change. " Ceci pourrait être appréhendé à travers la mise en place d'un cadre de " stress testing " et de simulation des crises financières ", explique le document.

Enfin, le gouvernement estime que l'identification d'indicateurs précoces ou précurseurs et la construction de systèmes performants d'alertes avancées sont des éléments essentiels pour la prévention des risques et des crises systémiques.

Omar El Oudi


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