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L'augmentation du taux des réserves obligatoires de 1 % à 3 % décidée par la BCT à paritir du 1er novembre 2026 risque davoir un impact globalement négatif et contraignant pour les banques.
Cette annonce du triplement du taux des réserves obligatoires de 1 % à 3 % pourrait exercer une pression baissière à court et moyen termes sur leurs cours boursiers.
-Manque à gagner financier (Coût d'opportunité) : Les réserves obligatoires déposées à la BCT ne sont pas rémunérées. En devant y bloquer 3 % de leurs dépôts à vue (au lieu de 1 %), les banques privent leurs caisses de fonds qui auraient pu être placés sur le marché monétaire (au taux directeur de 7 %) ou distribués sous forme de crédits productifs d'intérêts. Pour un volume de 1 milliard de dinars de dépôts à vue, les banques devront désormais bloquer 30 millions de dinars à la BCT, contre 10 millions auparavant.
-Baisse de la rentabilité : Moins de liquidités disponibles pour le crédit signifie, à terme, une baisse des produits d'intérêts perçus par les banques, ce qui va comprimer leurs marges bénéficiaires nettes.
-Manque à gagner lié à l'immobilisation de ces nouvelles liquidités non rémunérées causant une baisse mécanique du Produit Net Bancaire (PNB) et par conséquent une réduction de la valeur théorique de leurs actions.
-Leurs recours massifs au refinancement aupres de la BCT vont les subir de plein fouet un double effet ciseau (hausse des réserves obligatoires et coût du refinancement à 7 %).
-Leurs bénéfices risquent de se contacter sous l'effet de cette contrainte prudentielle, les perspectives de distribution de dividendes pourraient être revues à la baisse. Leurs cours boursiers risquent d'être les plus lourdement sanctionnés.