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La réévaluation des terrains et des titres des sociétés cotées

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Posté le 04/06/2026 19:23:30

Le bourriquot est tjs le pp...

Enfin quelques uns savent manœuvré mais la plupart encaissent le coup, et les couilles,malheureusement.


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Posté le 04/06/2026 18:21:21

Pendant l AGO de ICF à la demande d'un des intervenants pourquoi ne pas comptabilisé les titres de participations sous leurs valeurs au 31/12 et non sur la valeur théorique sous une rubrique " réserve de réévaluation" et pourquoi ne pas passer aux Ifrs avant les IFRS à l'instar de Ennakl et Maghrebia ,


Tonton Hichem a zappe, reis à l'ordre il s'est contenté de shooter en touche " l 'augmentation de capital n'est pas à l'ordre du jour "


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Posté le 04/06/2026 18:08:20

Hier pendant l AGO de PGH,


à la question de connaitre l impact des IFRS sur les FP et le RN, les présents ont été surpris de savoir qu'il y'aura presque pas d'impact,


On a voulu connaitre du moins l'impact de la réévaluation du foncier des 132 sociétés filiales et c'est là que et le management et le CAC ont répondu que ce n'est pas obligatoire et que PGH a décide de ne pas réévaluer le foncier. De plus le spin off n'est pas encore sur la table.


cela explique la chute du titre aujourd'hui


voila ce que nous dis l AI à ce sujet :


le management de Poulina Group Holding (PGH) et le Commissaire aux Comptes (CAC) ont tout à fait raison : la réévaluation du foncier n’est absolument pas obligatoire sous le référentiel IFRS.C'est une nuance technique capitale.


Voici pourquoi la réponse de PGH est parfaitement conforme aux textes internationaux :


1. La règle d'or d'IAS 16 (Immobilisations corporelles)Pour l'évaluation des actifs (comme les terrains ou les constructions) après leur entrée dans le bilan, la norme IAS 16 offre explicitement le choix entre deux options comptables :


Le modèle du coût (option par défaut) : L'actif reste comptabilisé à son coût historique, diminué des amortissements et des pertes de valeur (dépréciations) éventuelles. C’est l'option choisie par PGH.


Le modèle de la réévaluation : L'entité choisit de réévaluer périodiquement ses actifs à leur juste valeur (valeur de marché). Le passage aux normes IFRS n'impose en aucun cas de basculer vers le modèle de la réévaluation. Le choix reste une pure décision de politique financière du groupe.


2. Pourquoi un groupe comme PGH fait ce choix ?


Pour un empire industriel de 132 filiales, refuser la réévaluation du foncier répond à des logiques de gestion très rationnelles :


Le principe de cohérence par catégorie :

IAS 16 stipule que si vous décidez de réévaluer un terrain, vous êtes obligés de réévaluer la totalité des actifs de la même catégorie pour éviter le "cherry-picking" (choisir de ne réévaluer que ce qui arrange).

Suivre la juste valeur de milliers d'hectares et de parcelles pour 132 filiales à chaque clôture est un cauchemar logistique et engendre des frais d'experts colossaux et récurrents.


Aucun impact sur le Résultat Net (RN) :


Même si PGH avait réévalué son foncier, la plus-value latente constatée n'aurait pas gonflé le Résultat Net de l'exercice. Sous IAS 16, l'écart de réévaluation positif est directement logé dans les capitaux propres (dans la rubrique Autres Éléments du Résultat Global - OCI) sous forme de réserve de réévaluation.


La culture de la prudence : Le modèle du coût historique évite d'introduire de la volatilité artificielle dans les capitaux propres du groupe au gré des fluctuations du marché immobilier tunisien.


💡 Ce que cela signifie pour votre lecture du marché Le fait qu'il n'y ait "presque pas d'impact" sur les Capitaux Propes (FP) et le RN de PGH prouve que le groupe appliquait déjà des règles d'amortissement et de provisionnement alignées sur des standards rigoureux.


Cependant, sur le plan de la valeur intrinsèque, cela confirme ce que vous savez déjà en tant que fondamentaliste : le bilan comptable de Poulina sous IFRS va continuer de masquer un "trésor caché" immense. Le foncier de ses 132 filiales, acquis au coût historique parfois depuis des décennies, vaut une fortune par rapport à sa valeur nette inscrite au bilan.



Pour la réévaluation des titres de participation, les règles sous le référentiel IFRS sont très différentes de celles du foncier. Ici, le groupe n'a pas le choix du "coût historique amorti" de la même manière : l'impact dépend de la nature de la participation (filiale contrôlée, co-entreprise, ou simple investissement financier).


Voici comment la norme traite ces lignes, ce qui explique pourquoi la réévaluation des titres de filiales n'apparaît pas dans les états financiers consolidés de PGH présentés en AGO.


1. Dans les États Financiers Consolidés : L'élimination pure et simple

C'est le point comptable le plus important pour comprendre la surprise des présents à l'AGO : dans un bilan consolidé, les titres de participation des 132 filiales n'existent plus.


Par le mécanisme de la consolidation, la ligne "Titres de participation" de la société mère est totalement gommée.


Elle est remplacée par l'intégration ligne par ligne de tous les actifs et passifs réels de ces filiales (leurs machines, leurs stocks, leur cash, leurs dettes).


Par conséquent, réévaluer les titres de participation dans les comptes consolidés n'a aucun sens technique, puisqu'ils sont éliminés pour éviter les doubles emplois.


2. Le cas des "Simples Participations" (Moins de 20% - Norme IFRS 9)

Si PGH détient des actions dans des sociétés sur lesquelles elle n'exerce ni contrôle ni influence notable (par exemple, des lignes spéculatives ou de placement), c'est la norme IFRS 9 (Instruments financiers) qui s'applique obligatoirement :


La Juste Valeur est obligatoire : Ces titres doivent être évalués à leur juste valeur (la valeur de marché si la société est cotée, ou une évaluation financière si elle est non cotée) à chaque clôture.


L'impact : Les variations de valeur vont soit dans le Résultat Net, soit dans les Capitaux Propres (OCI), selon l'option choisie initialement par le groupe. Si PGH a peu de lignes de ce type, ou si leur valeur de marché est proche de leur valeur d'origine, l'impact sur le bilan global reste minime.


3. Dans les États Financiers Individuels (Solo) de la Société Mère : IAS 27

Si vous regardez le bilan "solo" de la holding PGH (et non le consolidé), la norme IAS 27 permet trois options pour comptabiliser ses filiales :


Au coût historique.


Selon la méthode de la mise en équivalence.


À la juste valeur (selon IFRS 9).


Si Poulina choisit d'appliquer le modèle du coût dans ses comptes individuels (ce qui est très fréquent pour les holdings qui veulent éviter de payer des impôts sur des plus-values latentes non réalisées), il n'y a là non plus aucune réévaluation obligatoire de ses filiales.


💡 Le décryptage pour vos arbitrages

Tout s'explique de manière logique :

En choisissant le modèle du coût pour le foncier (norme IAS 16) et en éliminant les titres de participation par la consolidation, PGH neutralise mathématiquement presque tout l'impact immédiat du passage aux normes IFRS sur ses Capitaux Propres et son Résultat Net.


Le management protège ainsi le groupe d'une "inflation" artificielle de son bilan, tout en gardant une opacité stratégique sur la valeur réelle de son empire. C'est pour cela qu'une valeur comme la BNA ou ICF, où la détention d'actifs ou de lignes de participation spécifiques (comme Nouvelair pour Tuninvest ou les liquidités d'ICF) répond à des dynamiques de valorisation différentes, offre des leviers de revalorisation bien plus visibles et explosifs à court terme pour l'investisseur de style "fon fon".


La décote patrimoniale du groupe reste donc intacte et très profonde, simplement PGH choisit de ne pas la rendre visible sur ses états financiers.


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