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La BAD prévoit une croissance de 1,9 % pour l'économie tunisienne en 2025

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1

La Banque africaine de développement table sur une légère accélération de la croissance en 2025, portée par l'agriculture et l'industrie.

 

 

La Banque africaine de développement (BAD) table sur une croissance économique de 1,9 % en Tunisie en 2025, puis 2,3 % en 2026, selon ses dernières estimations.

Dans son nouveau rapport, intitulé " Tirer le meilleur parti du capital de la Tunisie pour favoriser son développement ", l'institution explique que cette progression modérée sera portée principalement par une reprise attendue dans l'agriculture et l'industrie manufacturière.

La BAD rappelle qu'en 2024, la croissance tunisienne a atteint 1,4 %, après une quasi-stagnation à 0,4 % en 2023. Ce regain d'activité a été soutenu par la performance notable du secteur agricole (+12,1 %), par certaines branches de l'industrie et, dans une moindre mesure, par les services.

Sur le plan des prix, la BAD prévoit une poursuite de la baisse de l'inflation, attendue à 6,4 % en 2025, puis 6,1 % en 2026.

La BAD appelle à des réformes structurelles

En parallèle, la BAD anticipe une réduction progressive du déficit budgétaire, qui passerait de 5,3 % du PIB en 2025 à 4,9 % en 2026.

En revanche, le déficit du compte courant devrait se creuser, atteignant 2,2 % du PIB en 2025, puis 3,3 % en 2026, principalement en raison d'une hausse attendue des importations.

Malgré ces ajustements, la BAD estime que les perspectives économiques de la Tunisie restent fragiles. L'institution met en garde contre un environnement international incertain, marqué par des tensions commerciales persistantes, des conflits géopolitiques régionaux et une volatilité des chaînes d'approvisionnement. Autant de facteurs qui pourraient affaiblir la demande extérieure, renchérir le coût des importations et peser sur la compétitivité du pays.

Pour soutenir la croissance, la Banque recommande de poursuivre une politique monétaire plus favorable à l'investissement productif, d'intensifier les réformes fiscales, de simplifier le cadre réglementaire des affaires et de renforcer l'attractivité pour les investissements stratégiques.

Elle appelle également à une gestion durable des ressources naturelles et à une meilleure intégration des petites et moyennes entreprises (PME), notamment à travers la formalisation de l'économie informelle.

Jihen Mkehli

 

Publié le 11/07/25 13:57

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