se connecter recherche

Samir Majoul : ''Unissons-nous pour notre souveraineté économique''

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
La bourse de Tunis ferme dans 2h24min

Dans un post publié sur sa page facebook, le Président de l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA), M. Samir Majoul, a énuméré les conditions qui nous permettent de retrouver le chemin de notre souveraineté économique.

"La réforme, ou tout simplement la bonne gestion, le partenariat responsable entre employeurs et décideurs publics est la seule voie pour nous en sortir", a-t-il estimé. Et d'ajouter que la réforme doit être ancrée sur cette simple valeur, la souveraineté, et sur cette simple question : par nos décisions ou absence de décisions, sommes-nous en train d'avancer ou de reculer sur le chemin de la souveraineté économique ?

Selon lui, "l'UTICA a été fondée en 1947 pour rassembler les privés au service d'une cause qui nous dépasse et qui nous réunit avec l'ensemble des Tunisiens : la souveraineté de la patrie. Et c'est au service de cette souveraineté que nous devons réunir l'ensemble des acteurs sociaux pour faire les réformes heureuses et sortir de la situation douloureuse d'aujourd'hui".

M. Majoul a rappelé qu'un pays qui tend vers la souveraineté économique, c'est un pays où l'informel est minoritaire, car le secteur formel, dit-il, aura été rendu plus intéressant que l'informel : baisse des taxes, simplification des procédures administratives, accès au financement, accès aux marchés, application ferme d'une loi simplifiée, moderne et inclusive.

"Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c'est un pays où l'importateur a les inventives nécessaires pour se transformer en producteur et où le petit producteur grandit pour exporter et s'internationaliser. C'est un pays qui gère les excédents et non les déficits basculant ainsi le rapport de force entre les financiers et les financés. C'est un pays qui produit plus et mieux, s'ancre résolument dans l'économie du savoir afin de capter davantage de valeur ajoutée. C'est un pays qui crée de l'emploi, de l'emploi réel et non fictif, et pour le créer, lever toutes les barrières à l'initiative privée et à la création d'entreprise".

Le président de l'UTICA n'a pas manquer de rappeler qu'un pays qui tend vers la souveraineté économique est un pays fort d'une monnaie que ses opérateurs choisissent parce qu'ils lui font durablement confiance, et non parce que le régime des changes leur impose.

Et de se poser la question : sommes-nous en train d'avancer vers cette souveraineté économique ou de reculer? La réponse de M. Majoul est claire "Aujourd'hui, l'informel progresse au dépend du formel, nos comptes sont aux rouge, le producteur est tenté de se transformer en importateur, le savoir et la culture sont délaissés, et pour éviter un enfer social nous créons davantage d'emplois fictifs que réels". 

Néanmoins, il précise que cela ne pourra pas durer, mais il se demande, en revanche, comment formaliser l'informel et relancer le formel avec tous ses secteurs et salariés? Comment doper nos exportations? Comment remettre nos comptes durablement au vert ? Et comment créer de l'emploi réel et non fictif ?

Publié le 12/03/18 20:10

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE
Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.