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Pour 77% des PME tunisiennes, l’Administration est un obstacle pour leur développement

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
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Une rencontre débat a été organisée jeudi 5 décembre 2018 par le Centre des jeunes dirigeants (CJD) et la Konrad-Adenauer-Stiftung pour présenter les résultats de la 3ème édition de l’enquête annuelle menée récemment par l’Institut One to One for Research and Polling. Une enquête menée auprès de 501 PME tunisiennes pour mesurer leur degré de satisfaction et de confiance  vis-à-vis des administrations publiques.

De quel type d’administration les entrepreneurs rêvent-ils ?. Telle est la question à laquelle ont tenté de répondre les entrepreneurs, fonctionnaires, cadres dirigeants et universitaires présents lors de cet évènement.

Le panel de discussion était composé du nouveau ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de l'administration et des Politiques publiques Kamel Morjane, du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari, du Président nationale du CJD, Moez El Ghali, du DG de One to One For Research & Polling, Youssef Meddeb, et du représentant de la Konrad-Adenauer-Stiftung, Lukas Kupfernagel. Khalil Laabidi, Président de l’Instance Tunisienne de l’Investissement est également intervenu pour annoncer qu’un nouveau système d’information sera généralisé au sein des administrations tunisiennes pour faciliter la vie des investisseurs. 

Youssef Meddeb a expliqué que la méthodologie de l’enquête est basée sur un sondage téléphonique auprès de 501 PME tunisiennes dans les 24 gouvernorats du pays pour une durée allant du 22 octobre au 16 novembre 2018. Les administrations publiques évaluées selon les relations qu’elles entretiennent avec les entrepreneurs les 12 derniers mois sont : la Recette des finances, la CNSS, les municipalités, les bureaux de contrôle des impôts, le bureau de l’emploi (BNEC), les bureaux des douanes, l’API, le tribunal de première instance, la Banque Centrale de Tunisie (BCT), le CEPEX, le CERT et l’INNORPI. Leur performance a été mesurée selon 6 critères : la satisfaction globale, l’efficacité, la rapidité du service, l’accueil du personnel, la clarté des procédures et la digitalisation.

Il ressort de l’enquête un classement des administrations publiques selon un score global sur 100. En pole position, on trouve la Recette des finances (63.85), les Bureaux de l’emploi (63.81) et la BCT (63.79). En queue de peloton, il y a les municipalités (53.20), les bureaux des douanes (55.35) et le Tribunal de première instance (55.83).

Concernant la mesure du fléau de la corruption, il ressort de l’enquête que 20.9% des PME ont été incitées à faire des versements non officiels sur au moins une des opérations exécutées par l’administration publique. L’enquête a également fait valoir que les actions prioritaires pour améliorer la relation PME/ Administrations publiques portent en premier lieu sur la digitalisation de l’administration (42,7%), l’amélioration de la qualité de service (18,4%), la transparence des procédures (17,9%), un accès à l’information simplifié (9,1%), une meilleure maitrise de l’information par les fonctionnaires (7,6%) et enfin une plus grande disponibilité et réactivité du personnel administratif (4,1%).

Fait alarmant : 77,2% des PME considèrent que l’administration publique représente un obstacle sévère (17,5%), majeur (14,1%) ou modéré (45,6%) selon l’enquête. L’administration est donc perçue comme un ennemi pour les entrepreneurs alors que l’entente de ce binôme est le gage de la réussite d’une entreprise.

Khawla Hamed

Publié le 06/12/18 12:43

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