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Moody's abaisse les perspectives de la Tunisie de « stables » à « négatives »

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
La bourse de Tunis ouvre dans 39h55min

L’agence de notation Moody’s vient de maintenir inchangé la note de la Tunisie à B2 tandis que les perspectives sont passées de « stables » à « négatives ».

Les perspectives négatives reflètent le fait que, malgré les progrès significatifs accomplis en matière de réformes budgétaires et macroéconomiques au cours des derniers trimestres, la Tunisie doit faire face à une intensification des pressions dans un environnement extérieur de plus en plus défavorable, caractérisé par une diminution des marges de manœuvre destinées à soutenir la résilience.

Moody's envisagerait de stabiliser les perspectives si les réformes en cours dans le cadre du programme du FMI, le rétablissement des marges de manœuvre budgétaires et extérieures et la poursuite de l'engagement de la communauté internationale atténuaient sensiblement les tensions sur les liquidités extérieures.

Moody's a également modifié les perspectives de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), qui sont passées de stables à négatives, et confirmé la note B2. La Banque centrale de Tunisie est légalement responsable des paiements sur toutes les obligations de l'État. Ces titres de créance sont émis pour le compte du gouvernement.

Selon Moody’s, les perspectives négatives de la note de la Tunisie traduisent une augmentation des risques de vulnérabilité externe dans un contexte de resserrement des conditions de financement au niveau mondial, alors que les réserves de change de la Tunisie sont affaiblies par la hausse des prix du pétrole et par un ralentissement des entrées nettes de capitaux par rapport à l'année dernière.

Moody's prévoit que le déficit de la balance courante se resserre légèrement sous l’effet de la hausse des exportations de services (tourisme) et de l’amélioration de la balance des revenus du travail mais il devrait rester important à 9,7% du PIB fin 2018 et à 8,5% en 2019, après 10,2% en 2017.

Et d’ajouter que le budget de l’Etat est sensible aux conditions de financement extérieur et en particulier au taux de change. Avec plus de 65% de la dette publique libellée en devises, la trajectoire de la dette est susceptible d'une dépréciation marquée du dinar tunisien, qui s'est dépréciée de 11% par rapport au dollar américain et de 9,2% par rapport à l'euro à la fin du mois de septembre 2018.

O.E.O

Publié le 17/10/18 09:32

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