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Indice mondial de la compétitivité des talents : La Tunisie se classe 84ème

ISIN : TN0009050014 - Ticker : PX1
La bourse de Tunis ouvre dans 59h45min

L’édition 2019 du Global Talent Competitiveness Index (GTCI) vient d’être publiée. Cet indice qui permet de mesurer les performances et capacités des pays à attirer, retenir et développer au mieux leurs talents, met en évidence que l’Afrique demeure le continent qui chouchoute le moins ses talents.

Le rapport GTCI évalue les environnements économiques, éducatifs, scientifiques, réglementaires et politiques qui favorisent la compétitivité des talents dans 125 pays. Créé en 2013, le rapport est né d’un partenariat entre l'Institut européen d'administration des affaires, INSEAD, le spécialiste suisse de l'intérim, Adecco Group, et l’opérateur indien de télécoms, Tata Communications.

C’est sur la base de 68 critères répartis en 6 catégories (Permettre, Attirer, Développer, Retenir, Compétences techniques et Compétences globales) que cette étude évalue la compétitivité des talents à travers le monde. 

Dans le classement général, l’Europe tire largement son épingle du jeu puisque dans le Top 20 on retrouve 13 pays européens et zéro pays africain.

La Suisse abonnée à la première place depuis 6 ans

Le trio de tête mondial est composé de la Suisse, Singapour et des Etats-Unis qui trustent respectivement les plus hautes places des classements européen, asiatique (et Océanie) et américain du nord. Ces pays considérés comme les plus innovants sont suivis de la Norvège (4e), le Danemark (5e), la Finlande (6e), la Suède (7e), les Pays-bas (8e), le Royaume-Uni (9e) et du Luxembourg (10e).

Ils obtiennent les meilleurs résultats en matière d'apprentissage continu, de durabilité et d’employabilité ainsi qu’en termes d’attractivité du marché du travail, de la pérennité de la relation employeur/employé et du meilleur rapport entre la productivité et la rémunération. De quoi convaincre aisément les talents internationaux de s’y expatrier.

La Tunisie, le Maroc et l’Algérie toujours très moyens

Au classement global, les pays du Maghreb sont à peu près au même niveau. En Tunisie (84ème) où les cerveaux quittent massivement le pays, l’offre de formation continue est jugée faible par l’étude. Idem au Maroc (100e) et en Algérie (105e), des pays qui rencontrent des difficultés à développer leurs compétences locales. 

Dans la catégorie Afrique du Nord et Asie Occidentale, on trouve en première position les Emirats Arabes Unis (19e), Israel (20e), le Qatar (24e), Chypre (33e), l’Arabie Saoudite (39e), le Bahreïn (40e), l’Azerbaïdjan (43e), Oman (48e), la Jordanie (57e), le Liban (59e), l’Arménie (61e), le Koweït (64e), la Turquie (74e), la Géorgie (76e), la Tunisie, l’Egypte (96e), le Maroc, l’Algérie et enfin le Yémen placé en queue de peloton à la 125ème place.

Sur les 125 pays étudiés, 28 sont africains. L’Ile Maurice (47e) et le Botswana (62e) se placent dans la moitié haute du classement tandis que leurs voisins sont relayés dans la seconde moitié. A l’inverse, l’Egypte et le Rwanda se distinguent par leur capacité à progresser : en un an, l’Égypte a fait un bond de huit places, passant de la 104ème à la 96ème et le Rwanda a gagné trois places (73ème) grâce à son potentiel de formation et sa capacité de rétention des talents.

Le rapport met par ailleurs en évidence la corrélation qui existe entre entre innovation et revenus. Dans les pays dont l’économie est à faible revenu « low income », on trouve le Rwanda (73e), le Tadjikistan (81e) et la Gambie (93e).

Dans les pays à bas et moyen revenu « low-middle income », il y a les Philippines 58e, l’Arménie et l’Ukraine (61e et 63e), la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. Pour les pays à revenu moyen supérieur « upper-middle income », on trouve la Malaisie à la 27e place, ainsi que le Costa Rica et l’Azerbaïdjan qui s’octroient les rangs 34 et 43.

Publié le 11/02/19 16:21

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