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Compte rendu de l’audition du gouverneur de la BCT à l’ARP

Par ilboursa.com et Al Bawsala, le 18/01/2016
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al bawsala

La Commission des finances au sein de l'ARP, a auditionné, mardi 5 janvier, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, et la Secrétaire d'État auprès du ministre des Finances, Boutheina Ben Yaghlane Ben Slimane, concernant les deux projets de loi suivants :

PL n°18/2015 : Portant sur l’approbation de la rétrocession à l’Etat de l’emprunt obligataire émis sur le marché financier japonais sous forme de placement privé avec la garantie de la Banque du Japon pour la Coopération Internationale

PL n°67/2015 : Portant sur l'approbation de la soumission de l'emprunt obligataire émis par la Banque Centrale de Tunisie sur le marché financier international pour un montant d’un (1) milliard de dollars.

Lors de son intervention, le gouverneur a déclaré que la BCT a été chargée par le ministère des Finances de préparer la phase technique de ses émissions. Concernant la fixation des conditions d'émissions (taux, durée,…) des prêts et leurs montants, c'est du ressort du ministère des Finances. 

Chedly Ayari, a également rappelé que depuis 1940, la Tunisie a réussi à émettre 26 emprunts obligataires dont 5 seulement garantis par d'autres Etats souverains : 2 par les États-Unis et 3  par le Japon, tout en précisant que la garantie, qui permet d'avoir de meilleures conditions d'émission, est devenue de plus en plus difficile vue les menaces sécuritaires qui pèsent sur le pays.

Par ailleurs, le gouverneur de la BCT a préconisé de diversifier les sources de financement de la Tunisie et de ne pas se limiter au FMI, la Banque Mondiale, et l'Union Européenne puisque la Tunisie est capable de réussir des émissions obligataires sur les marchés internationaux.

Il a aussi prôné la mise en place d’une politique macroéconomique équilibrée entre l’épargne et la réduction du taux de consommation afin de diminuer le taux d’endettement tout en appelant le parlement à déterminer un plafond de dettes.

Pour sa part, la secrétaire d’Etat a fait la comparaison entre les taux d’intérêts du prêt SAMOURAY de 1997 (4,35%) et ceux contractés entre les années 2000 et 2013 dont le taux variait entre 4,3% et 4,5%.  

Mme Ben Yaghlane a précisé que les prêts qui ont été contractés, ont été inclus dans la caisse de l’Etat et propose d’y remédier dans la mesure où chaque prêt doit correspondre à un objectif bien déterminé et alloué en priorité aux financements des investissements.

Elle a tenu à indiquer également que c’est la première fois en Tunisie qu’on procède à l’ouverture du budget du titre II (celui de l’investissement et des projets) avant le titre I (celui des dépenses publics), preuve que le gouvernement veut instaurer une politique d’investissement à long terme 

Le budget de l’Etat est désormais classé par objectifs et projets, ce qui s’inscrit dans le cadre de la bonne gestion du budget, s’est félicite la Secrétaire d'Etat.

En fin d'intervention, Mme Ben Yaghlane a annoncé que le ministère des Finances va se pencher sur un projet de création d’une agence tunisienne de dette pour répondre aux demandes des acteurs politiques de mettre l’accent sur la transparence et la bonne gouvernance tout en ouvrant le dossier de la dette.



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